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Consultation par téléphone · notice

Quatre couleurs, deux tables qui s'opposent

Cœur, carreau, trèfle, pique : les tables de cartomancie n'attribuent pas les mêmes domaines aux mêmes couleurs selon l'école suivie.

Voyance par téléphonepratique telle qu’elle est nommée
Non préciséaire indiquée
Page d’accueil de Voyancestephane

Le jeu de trente-deux cartes employé en cartomancie francophone est un jeu de piquet ordinaire, celui du commerce, dont les sept plus basses valeurs ont été retirées. Il n'a pas été fabriqué pour la divination : il a été emprunté au jeu de société, et c'est la cartomancie qui lui a donné après coup une table de significations.

Les mentions trouvées sur la page

Pratique annoncée

Voyance par téléphone

Base de tarification

4 montants affichés sur la page, de 0 € à 35 €

Disponibilité annoncée

Non précisé

Aire indiquée

Non précisé

Compte préalable

Non exigé

Cette table commence par les quatre couleurs, auxquelles un domaine est attribué avant toute lecture de valeur. Deux attributions rivales circulent en français, elles ne se recouvrent pas, et une même main se lit donc différemment selon celle que l'interprète a apprise.

La première attribution, et ses domaines

L'attribution la plus répandue dans les recueils imprimés en France range le cœur du côté des liens affectifs, le carreau du côté des nouvelles et des écrits, le trèfle du côté du travail et de l'argent, le pique du côté des obstacles et des contrariétés.

Cette répartition a pour elle la cohérence avec les couleurs du jeu : deux couleurs rouges pour ce qui favorise, deux noires pour ce qui contrarie, et à l'intérieur de chaque paire une opposition entre le domaine privé et le domaine extérieur. La symétrie est séduisante et elle est explicitement revendiquée par les auteurs.

Elle est aussi tardive. Les premiers recueils francophones à donner des significations carte par carte ne la présentent pas sous cette forme, et plusieurs attribuent l'argent au carreau plutôt qu'au trèfle, en invoquant la monnaie que le losange serait censé figurer.

La seconde attribution, venue des jeux de figures

Une autre tradition a travaillé sur des jeux fabriqués pour la divination, dont les cartes portent des images et non des valeurs de jeu, et qui comportent un nombre de pièces différent. Les correspondances y sont établies entre une image et un domaine, et lorsque ces jeux ont été rapprochés du jeu de piquet, les domaines ont été transposés sur les couleurs.

La transposition n'a pas donné le même résultat partout, et c'est de là que viennent les écarts constatés. Le trèfle y est parfois rattaché aux nouvelles, le carreau aux biens, et le pique à ce qui tranche plutôt qu'à ce qui contrarie, l'arme et non l'ennui.

Les deux tables se distinguent à un test simple : demander à quel domaine appartient l'argent. La réponse divise les ouvrages, et elle divise donc les lectures d'une même carte tirée dans une même position.

Ce que la valeur ajoute, et ce qu'elle ne règle pas

Par-dessus les couleurs vient la valeur de la carte, et un second désaccord s'y loge. Pour une partie des recueils, la valeur gradue l'intensité du domaine, le dix marquant davantage que le huit. Pour une autre, chaque valeur porte une signification propre, sans rapport d'intensité avec sa voisine.

La première position permet d'apprendre la table en huit entrées et quatre coefficients ; la seconde exige d'en retenir trente-deux. L'écart de difficulté explique en partie la diffusion de la première, sans qu'aucun argument de fond n'ait été tranché.

Les figures de cour échappent aux deux systèmes et sont traitées à part partout : elles désignent des personnes, et l'accord s'arrête là, puisque la question de savoir qui elles désignent — l'entourage du consultant, ou des caractères — reste ouverte selon les écoles.

Ce qui vaut pour un jeu emprunté vaut pour le vocabulaire qui l'accompagne : les mots sont restés, leurs référents ont changé plusieurs fois, et une page qui annonce une lecture de cartes ne dit presque jamais dans quelle table elle travaille.

La notice ci-dessus fait exception sur un autre terrain : elle relève quatre montants distincts portés sur la page, de zéro à trente-cinq euros, là où la plupart des services réunis ici en affichent un seul ou aucun, et un déroulé de consultation y est exposé.

Deux écoles, un service qui en désigne une : Voyancestephane.

Les éléments que le service nomme

  • Base de tarification affichée sur la page d'accueil
  • Consultation par téléphone annoncée dans les intertitres
  • Échange par messagerie instantanée annoncé
  • Demande par courriel annoncée
  • Consultation en visioconférence annoncée
  • Déroulé de la consultation décrit dans les intertitres

Ce qui reste non dit

  • Aucune plage horaire indiquée
  • Aucun délai de réponse chiffré
  • Aucune zone géographique indiquée
  • Aucun sous-titre relevé sur la page d'accueil
  • Aucune page de signification annoncée dans les intertitres

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Mise au point

Une lecture n’est pas un présage

Les écoles rapportées plus haut n’ont pas la même lecture de la même figure, et c’est cet écart qui est documenté. Retenir une seule lecture ferait croire à une tradition unique, qui n’existe pas.

Rien ici ne prédit. Une figure est un support d’interprétation : ce qu’on y lit appartient à l’école qui la lit, pas à la figure.

L’attribution est le seul fait établi par une notice ; la justesse de la lecture n’en est pas un.