
Une carte tirée se présente dans un sens ou dans l'autre, et de cette orientation une partie des écoles tire une modification de la lecture. L'autre partie n'en tire rien du tout : elle remet la carte dans le sens de l'image avant de l'interpréter, et considère la question comme un faux problème.
Les mentions trouvées sur la page
Pratique annoncée
Veritable Tarot de Marseille Gratuit
Base de tarification
Aucun tarif affiché
Disponibilité annoncée
Non précisé
Aire indiquée
Marseille
Compte préalable
Non exigé
Le partage est net, repérable dans les ouvrages, et rarement signalé par les pages qui proposent un tirage. Il mérite d'être exposé parce qu'il change le nombre de significations disponibles dans un même jeu, et donc la nature de ce qui est annoncé.
Deux écoles, un même jeu
La lecture des renversements est attestée dans la cartomancie francophone imprimée à partir de la fin du dix-huitième siècle, où les recueils donnent pour chaque carte deux entrées, l'une droite, l'autre renversée. Le procédé a été repris par les écoles de langue anglaise du vingtième siècle, qui l'ont généralisé et systématisé.
À l'opposé, une partie des praticiens attachés aux jeux anciens tient que le renversement n'appartient pas à la méthode. L'argument n'est pas esthétique : il porte sur la manière dont la lecture se construit. Si le sens d'une carte vient de son voisinage, de sa place dans la disposition et du nombre qu'elle porte, l'orientation n'ajoute aucune information et en retire une, puisqu'elle écrase ces trois sources sous un simple renversement de valeur.
Entre ces positions, une troisième voie existe, qui n'inverse pas le sens mais l'atténue ou le retarde. Elle a l'inconvénient reconnu de rendre la lecture difficilement vérifiable, puisqu'une carte renversée peut y signifier à peu près ce que signifie la même carte droite, en moins.
Définir l'envers : un problème de forme
La règle suppose qu'une carte ait un haut et un bas, ce qui n'est pas toujours vrai. Les figures de nombre des jeux anciens disposent leurs motifs en symétrie, et plusieurs d'entre elles sont identiques retournées. L'orientation n'y est alors lisible que par un détail d'impression, parfois par rien.
Les écoles qui lisent les renversements ont traité ce point de deux manières. Les unes réservent la règle aux cartes dont l'image comporte une scène et ne l'appliquent pas aux autres, ce qui produit un jeu à deux régimes. Les autres impriment ou marquent un repère, ce qui revient à modifier l'objet pour que la règle s'y applique.
La seconde solution a été critiquée comme circulaire : la méthode exige un support qu'elle fabrique elle-même. Ses défenseurs répondent que toute lecture suppose un support conventionnel, et que le repère n'est pas plus arbitraire que la numérotation.
Ce que le mélange décide
Reste une dépendance que les deux camps reconnaissent : les renversements n'existent dans un tirage que si le mélange les produit. Un jeu battu à l'anglaise, carte sur carte, conserve l'orientation de départ et ne fournira jamais une carte à l'envers ; un mélange étalé sur la table, où les paquets se retournent, en produit presque autant que de cartes droites.
La règle dépend donc d'un geste technique, et les manuels qui lisent les renversements prescrivent le mélange qui les fabrique. Ceux qui ne les lisent pas n'ont pas de prescription à donner sur ce point, ce qui est une façon de reconnaître que la question se décide avant le tirage.
L'observation a une portée au-delà des cartes : elle rappelle qu'une signification n'est disponible que si la manipulation la rend possible, et qu'un répertoire de sens ne dit rien du dispositif qui le met en jeu. Un même jeu, deux mélanges, deux répertoires effectifs.
Pour qu'un renversement soit vérifiable par le consultant, encore faut-il qu'il voie les cartes. Parmi les canaux portés par la notice ci-dessus, la visioconférence est le seul qui le permette, et la prise de rendez-vous qui l'accompagne suppose un moment fixé plutôt qu'un appel au fil de l'eau.
L’énoncé d’origine, qu’on lit sur www.evozen.fr, est rapporté sans retouche.
Les éléments que le service nomme
- Consultation en visioconférence annoncée
- Prise de rendez-vous annoncée
- Prestation gratuite annoncée dans les intertitres
- Ville de rattachement citée dans le titre de la page : Marseille
- 6 intertitres relevés sur la page d'accueil
- 1104 mots relevés sur la page d'accueil
Ce qui reste non dit
- Aucun tarif affiché sur la page relevée
- Aucune plage horaire indiquée
- Aucun délai de réponse chiffré
- Aucune trace écrite de l'échange annoncée
- Aucune consultation par téléphone annoncée
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Mise au point
Une lecture n’est pas un présage
Les écoles rapportées plus haut n’ont pas la même lecture de la même figure, et c’est cet écart qui est documenté. Retenir une seule lecture ferait croire à une tradition unique, qui n’existe pas.
Rien ici ne prédit. Une figure est un support d’interprétation : ce qu’on y lit appartient à l’école qui la lit, pas à la figure.
L’attribution est le seul fait établi par une notice ; la justesse de la lecture n’en est pas un.
